Le Vatican et le Saint-Clergé
L’État de la Cité du Vatican est un État indépendant, situé à Rome, de 0,44 Km² et comptant 921 habitants (2005).
Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-siège (ensemble des institutions de l'Église catholique
romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-siège représenté par le cardinal Gasparri
et l'Italie, représentée par Mussolini. La langue véhiculaire est l'italien et non le latin, langue de l'Église
catholique romaine. Toutefois, le latin est la langue juridique du Vatican : le texte de référence des publications
officielles est en général rédigé en latin, puis traduit dans diverses autres langues.
Le français est la langue diplomatique : le Vatican se fait enregistrer comme état francophone auprès
des organismes internationaux.
On peut également mentionner que la langue officielle de l'armée du Vatican
(la Garde Suisse) est l'allemand. Il ne faut pas confondre l’Etat de la Cité du Vatican et le Saint-siège.
La Cité du Vatican n’est qu’un support temporel du Saint-siège. Le Saint-siège est l’incarnation du pouvoir
spirituel de l’Eglise catholique romaine, soit le Pape, son administration et la Curie romaine (ensemble
des organismes administratif du Saint-siège). Il est l'institution du Siège épiscopal romain de Pierre.
Le pouvoir temporel et territorial du pape remonte à la donation faite par l'empereur Constantin (272-306)
du palais du Latran (donation qui ne doit pas être confondue avec la « donation de Constantin »,
document apocryphe prétendant fonder la souveraineté du pape sur Rome et l'Occident).
C'est Pépin le Bref qui, battant les Lombards en 754-756, conquiert pour le pape Étienne II le
Patrimoine de saint Pierre, ancêtre des États pontificaux (cf. donation de Pépin). La France obtient
à cette occasion le titre de « Fille aînée de l'Eglise » .
La plus ancienne représentation diplomatique française remonte à 1465 : c'est l'ambassade de France
près le Saint-Siège.
Supprimés lors de la Révolution française, les États pontificaux perdent définitivement Avignon
et le Comtat Venaissin (annexés en 1791) mais leur partie italienne est restaurée en 1814.
Lors de la constitution de l'unité italienne, les États pontificaux seront contestés et finiront par
être de facto supprimés. C'est le début de la « Question romaine » : la capitale du Royaume d'Italie
a été prise par la guerre sur un État souverain, celui du Pape, qui se considère comme prisonnier et ne
sort plus des murs de la Cité du Vatican.
Après leur perte en 1870, le Saint-Siège se trouve sans assise territoriale et donc sans légitimité autre,
en la matière, que son rôle d'incarnation de l'Église catholique. Cependant, ses relations avec les autres
pays se poursuivent. Ainsi, 16 pays possèdent des relations diplomatiques avec lui au moment de la loi
des Garanties de 1871. Au moment de la signature des accords du Latran, ils sont 27.
De nombreux États envoient des missions extraordinaires auprès du Saint-Siège : l'empereur de Corée en 1904,
le négus d'Éthiopie en 1907 et 1908 ou encore l'empereur de Chine en 1910.
Ce sont les accords du Latran qui mettent fin à la Question romaine, en reconnaissant la souveraineté
(ininterrompue) du Saint-Siège et en créant, comme support territorial, l'État de la Cité du Vatican.
L’édifice principal est la basilique Saint-Pierre.
La Bible
Le mot « Bible » veut dire, en grec, « le livre ». La Bible est le nom courant du regroupement des principaux
textes sacrés, dans le judaïsme et le christianisme, bien que chacune de ces religions,
voire chaque courant en son sein, ait un rapport différent à ces textes. Les juifs pratiquent
« une religion du Livre » : la parole de Dieu (Yahvé) résonne dans la Bible juive. Pendant un millénaire,
ce texte reste ouvert et les « prophètes » qui continuent à dire la parole de Yahvé, y sont intégrés.
Pourtant, à partir du Vème siècle avant notre ère, la Bible juive se ferme, et les nouvelles voix qui
s’élèvent en sont exclues. C’est ce qui arrive à celle de Jésus-Christ, qui prêche vers 28-30 ans dans
le prolongement de la Bible juive : après son supplice, ses partisans, les Chrétiens, rassemblent
des témoignages sur sa prédiction ; soit les Evangiles rejetées par les Juifs. Les Chrétiens
forment ainsi une deuxième religion du livre, en distinguant le Nouveau Testament (telles que les Evangiles)
de l’Ancien Testament (la Bible juive). La Bible traite, du point de vue de la foi,
de l'histoire des relations du peuple d'Israël avec Dieu. Elle traite, entre autres, de la formation
du peuple d'Israël et de ses rapports avec Dieu, dits Alliance.
Cette histoire est un récit de la façon dont le peuple d'Israël ressent la présence
de son dieu intervenant dans l'Histoire. Le mode de ces relations est l'alliance.
Au fil des textes, le dieu proclamé devient unique (hénothéisme), puis universel (monothéisme),
depuis la Création du monde jusqu'à la domination grecque. Le moyen de l'Alliance, pour le judaïsme,
c'est la Loi (Torah), enseignée de génération en génération.
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La Torah : Ces rouleaux de parchemin contiennent les 5 premiers livres de la Bible, écrits en hébreux ancien. Ils constituent aujourd’hui encore un objet de culte dans la religion juive. Ils sont gardés dans la synagogue de Djerba en Tunisie.
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L’Ancien Testament, la Bible Juive ou Tanakh, composé de :
- La Torah (soit la Loi) contient les textes essentiels, transmis par la tradition orale avant d’être consignés par écrit à l’époque de la monarchie :
§ La Genèse : création de l’univers, histoire d’Adam et Eve, déluge, alliance de Yahvé et de Noé, repeuplement de la terre, arrivée du peuple Hébreu en Canaan, « captivité » en Egypte.
§ L’Exode : retour vers la Terre promise sous la conduite de Moise qui ramène le peuple dans le Sinaï où il lui donne les Lois révélées par Yahvé (10 commandements) : « Dieu dit en ces termes,
1- Je suis Yahvé, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison des esclaves : tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
2- Tu ne te feras pas d’idole (…) Car moi Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, punissant la faute des pères sur les fils (…)
3- Tu ne prononceras pas en vain le nom de Yahvé (…)
4- Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier : six jours tu travailleras et tu feras toute ta besogne, mais le jour du Sabbat pour Yahvé, ton Dieu ; tu ne feras aucune besogne (…)
5- Honore ton père et ta mère.
6- Tu ne tueras pas.
7- Tu ne commettras pas d’adultère.
8- Tu ne voleras.
9- Tu ne déposeras pas de faux témoignage contre ton prochain.
10- Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain.
11- Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni son bœuf, ni son âne, ni tout ce qui est à ton prochain. ».
On constate que 11 commandements sont cités, car en fait le premier commandement est la définition de Dieu (Yahvé) de lui-même.
§ Le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome : les mois qui règlent la vie des hébreux après leur installation à Canaan.
- Les Prophètes (Nebiim) parlent au nom de Dieu au peuple d’Israël : Prophètes antérieurs à l’établissement de la monarchie (Josué, les Juges, I et II Samuel, I et II Rois, I et II Chroniques, Esdras, Néhémie, I et II Maccabées). Prophètes postérieurs (Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Lamentations, Baruch, Daniel, Osée Joël, Amos, Jonas, Michée, Nahum, Aggée, etc., jusqu’à la Malachie au milieu du IV siècle avant Jésus-Christ).
- Les Ecrits (Ketuvim) sont des textes variés, pour la plupart écrits ou mis en forme entre 480 avant J.-C. et le IIème siècle :
§ Textes poétiques (Psaumes, Cantiques des Cantiques)
§ Textes moraux (Livre de Job, Proverbes, Ruth, Esther, Daniel)
§ Textes historiques (Chroniques, Esdras, Néhémie)
Le Nouveau Testament, composé de :
- Les Evangiles, rédigées entre 64 et 100 après J.-C. par 4 auteurs, tous disciples de Jésus-Christ. Les Evangiles viennent du grec « bonne nouvelle », c’est-à-dire l’annonce de la venue de Dieu en la personne de Jésus. Ce terme désigne par extension un texte racontant la vie de Jésus. L’Eglise n’en reconnaît que 4.
§ Saint Marc (64-70), écrit à Rome ( ?) par un disciple de Pierre.
§ Saint Matthieu, écrit en grec à partir d’une version araméenne en 80, inspiré par Jacques.
§ Saint Luc, écrit vers 80 par un médecin d’Antioche, disciple lettré et hellénisé de Paul.
§ Saint Jean, écrit par un juif mystique vers 100 qui refuse aussi bien Paul que Jacques.
- Deux Textes Isolés,
§ Les Actes des Apôtres, un texte historique écrit par Saint Luc.
§ L’Apocalypse, un texte prophétique écrit par Saint Jean.
- Les Epîtres,
§ Les 13 Epîtres de Saint Paul (51-67) aux communautés de Corinthe, Thessalonique, Ephèse, Rome, etc. dont il s’est occupé, ou à ses collaborateurs, comme Timothée et Tite (l’Epître aux Hébreux n’est pas de lui)
§ Les Epîtres « catholiques » (Jacques, Jean, Pierre et Jude).
Les Chrétiens adoptèrent la version grecque de l’Ancien Testament des Juifs hellénisés d’Alexandrie,
dite des « Septante », différente de celle des Juifs du IIème siècle.
Tous ces textes forment la Bible chrétienne, ensuite traduite en plusieurs langues dont le latin,
et uniformisée par un patient travail. Le Nouveau Testament concerne la révélation chrétienne et les origines
de l’Eglise ; il a été écrit en grec. Au IVème siècle, Saint Jérôme a donné une traduction latine des deux
Testaments, la Vulgate, qui est devenue la version officielle de l’Eglise d’Occident.
La Genèse
Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit : "Abraham !"
Et il répondit : "Me voici !"
Dieu dit : "Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai."
Nous verrons plus en détails la Genèse, car dans D.Gray-man, les références faites au sujet
de la Genèse sont multiples et permet à l’auteur de construire un scénario structuré et intéressant.
Cette explication permet d’étayer, de mieux comprendre l’histoire et les aventures du jeune Allen
Walker. Le Déluge et l’Arche de Noé y sont abordés
La Genèse (du grec, « commencement », « origine ») est le premier livre de la Torah et de la Bible
connu sous le nom original de Béréshit ( signifiant « au début de ...»). C'est l'un des cinq livres du Pentateuque.
Le livre de la Genèse veut expliquer l'origine de l'homme et du peuple hébreu jusqu'à son arrivée en Égypte
en l'éclairant par le projet de Dieu. On y décrit une humanité avec ses entreprises et ses échecs.
Symbole de pureté, l'eau est souvent exprimée par le biais du Déluge. Le Déluge est un mythe répandu
dans presque toutes les cultures. C'est aussi le plus ancien. Il relate des pluies catastrophiques
et des inondations consécutives qui décimèrent hommes et animaux à l'exception d'un seul couple des
espèces qui allaient ensuite repeupler la terre. Il existe plusieurs versions du Déluge causé par Dieu.
La plus complète et la plus détaillée est la version du mythe de Gilgamesh, qui remonte à 2700 avant
J.-C., relatant les péripéties d’un homme nommé Enkidou, selon les sources sumériennes ou Uta-Napistim
à Babylone. Plus tard, le récit biblique fut établi. Ainsi, dans un des épisodes de la Genèse Dieu,
fatigué par les guerres et les discordes des hommes, décide d'y mettre fin de façon radicale.
Il décide de purifier l’ensemble du monde en le sumergeant. Mais, afin de permettre aux véritables
détendeurs de la foi, il décide de prévenir un homme nommé Noé. Il lui demande de construire une arche
et d'y amener un couple de chacun des animaux du monde. Puis, une fois que Noé a fini de construire
son arche, Dieu déclenche des pluies diluviennes qui dureront 40 jours et 40 nuits, recouvrant tous
les pays, tuant tous les hommes qui ont perdu la foi en lui.
Après près d'un an passé dans l'arche,
Noé envoie successivement des corbeaux puis des colombes. Un jour, une colombe revient tenant
dans son bec un rameau d'olivier, signe que le rivage est proche. Il peut alors accoster
(d'après le récit, sur le mont Ararat), avec tous ses animaux, pour repeupler le monde avec sa famille,
c'est-à-dire sa femme, ses trois fils et ses trois belles-filles.
Un arc-en-ciel se dessine dans le ciel, signe de l'alliance avec Dieu. Il existe également un récit coranique, dont les similitudes avec le récit biblique sont très fortes.
Comme nous l’avons vu dans l’épisode du Déluge, Noé joue un rôle important. Il est l’écoute de Dieu.
Noé en hébreu : noa'h, soit repos ou consolation,
est un patriarche biblique. Il aurait vécu 950 ans et eu trois fils, Sem, Cham et Japhet.
Son histoire est contée dans la Genèse aux chapitres 6 à 9. Selon la Bible, Noé est le fils
de le Lamech, dixième de la lignée d'Adam par Seth. Il naquit vers 2970 avant l'ère chrétienne,
126 ans après la mort d'Adam. Quand Lamech appela son fils du nom de Noé, il déclara :
« Celui-ci nous apportera une consolation dans notre travail et dans la douleur de nos
mains provenant du sol que Dieu a maudit » (Genèse 5:28-31).
Annonce du déluge faite à Noé :
« Yahvé dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je
t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération. De tous les animaux purs,
tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs,
tu prendras un couple, le mâle et sa femelle et aussi des oiseaux du ciel, sept paires,
le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre. Car encore sept jours
et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits
et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai fait. » Bible, Genèse, VII.
Selon le récit, tous les humains sont les descendants de Noé.